Les motifs de base sont exclusivement tracés à main levée par souci de conserver un jeu de mouvements réguliers comme irréguliers. Il se décline, ce jeu, en termes de densité, concentration, opposition entre masse et découpage. Aléatoires autant que produits d’un geste tenu, maîtrisé entre fragilité et précision, les dessins ne recourent à aucun procédé mécanique.
Chacun d’entre eux relève tout à la fois d’un automatisme de la pensée (l’acte de dessiner) indissociable d’un projet raisonné (ils procèdent d’une trame préalablement définie, une ébauche).
Le « dessein » dans l’acception de but, provient du mot « dessiner ». Dessiner, c’est aussi choisir une direction dans l’espace, s’orienter. Entre le point de départ et d’arrivée, à première vue connus, l’étendue à construire, dont dépend l’unité de la composition, reste elle, inconnue.